Dans le cadre d’un projet collaboratif entre la DGALN et le BRGM, l’équipe d’Intelligence Minérale du BRGM a réalisé trois cartes de la répartition mondiale de la production des principales substances minérales critiques et d’importance économique dans le monde par pays :
- Une carte de la répartition des réserves minières connues en 2024
- Une carte de la répartition des volumes de productions minières en 2022
- Une carte de la répartition des productions des substances considérées en 2022
Ces cartes mettent en évidence les principaux pays producteurs des différentes substances, les pays détenteurs de réserves majeurs et certains monopoles. Elles ont pour objectif de fournir une représentation visuelle simple des meilleures données connues à date et seront mises à jour de façon régulière. Par soucis de lisibilité et de simplification, toutes les informations ne pouvant pas figurer sur les cartes, certains choix ont dû être fait concernant notamment la liste des substances et les limites de représentation. Le nombre de producteurs affiché a été restreint, selon plusieurs règles adoptées en tenant compte de la singularité de chaque marché : la représentation de 90% de la production mondiale, la représentation des trois principaux pays producteurs ou la représentation des productions supérieures à 10% de la production mondiale.
Les réserves minières représentées sont basées principalement sur les données de l’USGS. Les réserves sont définies par des critères de connaissances géologiques, de faisabilité technique et de rentabilité économiques, elles évoluent dans le temps. Ainsi, des réserves connues aujourd’hui ne seront jamais exploitées et à l’inverse, certains pays ne ressortant pas sur cette carte, car ne possédant à priori pas de réserves sur leurs territoires pourraient un jour devenir des producteurs importants. Les réserves de borate, de niobium et de palladium sont chacune très concentrées dans un unique pays que sont respectivement la Turquie, le Brésil et l’Afrique du Sud. De nombreuses réserves connues n’apparaissent pas sur la carte puisque la part de celles-ci dans le total mondial est trop faible pour être représentée.
